PEB & travaux

Vendre une maison avec un PEB G en Wallonie

Un PEB G n'empêche pas de vendre, mais il impose une stratégie adaptée. Prix, communication, obligations légales : ce que tout propriétaire doit savoir avant de mettre son bien sur le marché.

PEB G : une réalité fréquente en Wallonie

Le parc immobilier wallon est ancien. Une part significative des maisons familiales affiche un PEB E, F ou G. Ce n'est pas une exception, c'est une réalité du marché. Vendre avec un mauvais PEB est donc tout à fait possible, à condition d'adopter la bonne approche.

La mauvaise approche consiste à ignorer le problème ou à tenter de le minimiser. La bonne approche consiste à l'anticiper, à l'intégrer dans la stratégie de prix et à communiquer honnêtement avec les acheteurs potentiels.

Les obligations légales liées au PEB G

En Wallonie, aucune obligation de rénovation ne pèse aujourd'hui sur l'acheteur d'un bien classé F ou G, contrairement à la Flandre. Le gouvernement wallon a approuvé fin 2025 un projet qui imposerait, pour les achats à partir de 2028, d'atteindre au moins le label D dans les cinq ans. Ce calendrier doit encore être confirmé par un texte légal, mais les acheteurs informés l'anticipent déjà.

Le vendeur, lui, n'est pas tenu de réaliser ces travaux avant la vente. Mais il doit disposer d'un certificat PEB valide avant toute mise en publicité, et ce certificat doit être remis à l'acheteur. Pour l'état exact de la réglementation au moment de vendre, consultez le site énergie de la Région wallonne ou votre notaire.

L'impact sur le prix

Un PEB G a un impact réel sur le prix de vente. Les acheteurs intègrent le coût des travaux futurs dans leur offre. Cet impact varie selon le type de bien, le secteur et le profil des acheteurs. Sur un bien familial en Province de Liège, l'écart peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros par rapport à un bien comparable mieux classé.

Cela ne signifie pas qu'il faut brader le bien. Cela signifie qu'il faut positionner le prix de façon réaliste, en tenant compte de cet élément. Un prix cohérent avec l'état énergétique du bien attire des acheteurs sérieux et réduit les négociations.

Quels travaux envisager avant la vente ?

Certains travaux peuvent améliorer significativement la classe PEB sans nécessiter un investissement disproportionné :

  • L'isolation de la toiture : c'est souvent le geste le plus efficace en termes de rapport coût-bénéfice.
  • Le remplacement des châssis par du double ou triple vitrage.
  • L'installation d'une chaudière à condensation en remplacement d'une chaudière ancienne.

Avant d'engager ces travaux, il est conseillé de faire réaliser un audit énergétique. Cet audit identifie les interventions prioritaires et permet d'estimer l'amélioration de classe attendue. Il conditionne aussi l'accès aux primes régionales, dont le régime évolue : vérifiez les conditions en vigueur.

Mais tous les travaux ne se justifient pas avant une vente. L'analyse doit être faite au cas par cas, en tenant compte du marché local et du délai de vente souhaité.

Comment communiquer avec les acheteurs

La transparence est la meilleure stratégie. Mentionner clairement le PEB dans l'annonce, expliquer les travaux envisageables, fournir des devis si disponibles : ces éléments rassurent les acheteurs et réduisent les objections lors des visites.

Un acheteur qui découvre un PEB G lors de la visite, alors qu'il n'en était pas informé, se sentira trompé. Un acheteur qui le savait dès le départ et qui a choisi de visiter malgré tout est un acheteur motivé.

Le profil des acheteurs pour un bien PEB G

Les biens avec un mauvais PEB attirent souvent des acheteurs qui cherchent à rénover à leur goût, des investisseurs, ou des acquéreurs dont le budget ne leur permet pas d'accéder à des biens mieux classés. Ce sont des acheteurs qui savent ce qu'ils font et qui ont souvent une vision claire des travaux à réaliser.

YOUHOME accompagne les propriétaires dans la définition d'une stratégie adaptée à chaque situation, y compris pour les biens avec un PEB dégradé.